Les actualités d'Aelian Finance

LMP lève 4 millions pour exporter son logiciel de campagne politique

Levée de fonds

La start-up Liegey Muller Pons, qui aide les partis politiques et leurs partis à cibler leurs efforts pour séduire notamment les électeurs indécis, vient de réaliser une levée de fonds de 4 millions d’euros pour accélérer à l’international.

Présidentielle, législatives : l’année 2017 a été chargée en élections pour la jeune pousse française Liegey Muller Pons (LMP) qui a mis au point un logiciel de campagne politique qu’elle propose aux partis et/ou aux candidats. Elle se termine en beauté : la start-up vient de boucler un tour de table de série A, qui lui a permis de récolter 4 millions d’euros auprès d’Odyssée Venture et Kima Ventures (le fonds d’investissement de Xavier Niel) et d’un investisseur privé allemand.

« Avec ces fonds, l’objectif est de nous développer à l’international dans des pays comme l’Allemagne, la Suisse, la Belgique, le Brésilen nous appuyant sur un réseau de commerciaux locaux et d’accélérer encore en Italie et en Espagne », confie Guillaume Liegey. « Nous venons de signer un accord avec le PS du canton de Genève », poursuit l’un des trois fondateurs de la start-up qui mise sur les élections à l’étranger pour nourrir la croissance de la jeune pousse l’an prochain.

Avec Macron pour sa « Grande Marche »

Lancée en 2013, celle-ci a s’est fait un nom à l’international trois ans plus tard quand Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie, s’est appuyée sur elle pour orchestrer sa « Grande Marche ». Installée dans le 11e arrondissement de Paris, la jeune pousse a notamment conçu « 50+1 », un logiciel qui permet de croiser cartographie électorale et données socio-démographiques. Le but ? Identifier dans quels lieux les campagnes de porte-à-porte physique des militants des partis politiques doivent se focaliser pour aller convaincre les électeurs indécis. LMP propose aussi des outils optimisant campagnes ciblées de SMS et de mailing.

Non-partisane

En début d’année, la société avait signé un accord-cadre avec le parti socialiste en vue de la campagne de Benoît Hamon. Le PS avait également négocié un droit d’usage exclusif dans près de 300 circonscriptions (sur 577 en tout) pour ses candidats aux législatives. Revendiqué non-partisane, la start-up tricolore a collaboré avec près de 400 hommes et femmes politiques français(es) lors de la première moitié de l’année. Mais l’activité de LMP demeure encore très saisonnière ; depuis, la demande s’est tarie. Faute d’élections.

Rentable

« En France aussi, la priorité est de développer nos capacités commerciales. La demande est très forte quand il y a des échéances électorales, mais maintenant, nous devons parvenir à trouver des clients pour nos logiciels en dehors de ces périodes », souligne Guillaume Liegey. « D’ici à fin 2018, l’objectif est de travailler avec une centaine de députés qui peuvent se servir de nos outils comme d’un CRM (outil de relation client) politique. »

Rentable, la start-up parisienne génère aujourd’hui près de 30 % de ses revenus via ses contrats avec des entreprises. RTE, Engie Green, l’Andra : ces groupes travaillent avec LMP pour mener des campagnes de porte à porte concernant des projets industriels qui ne font pas l’unanimité auprès des riverains. Employant une vingtaine de salariés, la jeune pousse va frôler, cette année, les 2 millions d’euros de chiffre d’affaires.

Source : Les Echos – https://business.lesechos.fr/entrepreneurs/financer-sa-creation/030965672308-lmp-veut-exporter-son-logiciel-de-campagne-politique-316583.php

Leave a Reply